Pourquoi visiter le passé en thérapie?

(Et plusieurs ‘parce que’)

Ce que je vais écrire n’est pas consensuel mais: Très jeune, je me souviens avoir pensé que le problème n’était pas moi, contrairement à ce qui m’était affirmé. Le fait que la claque parte ou pas n’était pas tellement dépendant de ce que je disais ou faisais, mais plutôt de l’humeur de l’adulte. Une fois le constat bien ancré, j’ai assez vite pu faire la différence entre là bon c’est moi, et là c’est l’autre. Ça aide à placer les loyautés au bon endroit.

Aujourd’hui, j’observe que pour les personnes qui n’ont pas eu un environnement aussi contrasté, les dynamiques sont plus floues mais néanmoins bien présentes, avec des implications sur leur vie-choix d’adulte sans qu’elles n’en aient conscience du tout. Quand le décor est brutal, la frontière entre ‘c’est moi’ et ‘c’est l’autre’ se dessine clairement. Mais quand l’enfance a été ordinaire, avec des parents simplement humains, faillibles, débordés… c’est beaucoup plus difficile à pointer.


Et quand durant la session, on fait des liens entre un comportement actuel qui les péjore et leur enfance, ils sont très mal à l’aise. Parce que pour eux, dire ‘je suis comme ça parce que mon père faisait ceci’ c’est accuser. Alors que non. Mais alors à quoi ça sert d’essayer de comprendre? Rien de mieux qu’un exemple, que tu peux écouter en t’inscrivant sur mon Substack:

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