Une colère saine et puissante

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L’autre soir, je suis descendue en colère sonner chez mon voisin, afin que lui et ses invités arrêtent de crier à chaque action du match de foot. Et ça m’a… réveillée. Au sens propre et figuré. J’avais oublié que la colère est une part de moi, une importante et belle part. Attention, je ne te parle pas de la rumination, moche et inutile, ni d’être hors de soi, il ne faut pas confondre colère et violence. Non, il s’agissait plutôt d’un coup de colère justifié. Une impulsion pour me défendre, faire respecter mes limites.

Depuis des années, je cherche l’harmonie et l’équilibre, et j’en ai perdu le goût du coup de gueule. Avec une hérédité un peu lourde de côté-là, j’ai plutôt cherché à pacifier la colère. Pour ne pas me laisser submerger, je passe par un processus de déconstruction, le voici.

Connaître et reconnaître
Je suis en colère, pourquoi? Injustice, insatisfaction, perte de contrôle, trahison, … Puis chercher l’émotion derrière, peur, tristesse, … Dans ce cas précis: les hurlements m’empêchent de lire-> je me sens agressée -> je déteste quand les gens hurlent, je n’aime pas non plus les chanteuses « à voix » -> petite chez moi on me criait dessus et ça devenait violent. Résumé: les hurlements me font peur et ça déclenche ma colère.
Mieux comprendre permet de mettre de la distance.

Une colère peut être saine
C’est possible d’être en colère et de l’exprimer sans être violent, ni dans ses mots ni dans ses gestes. Pour moi, il suffit de commencer par « je suis très en colère,… » et déjà ça me calme. Puis continuer à exprimer en je. Pas de tu. « il y a beaucoup de bruit, les murs sont fins. J’en ai marre de devoir descendre pour dire des choses qui me semblent évidentes ». En évitant les « tu » je reste dans l’expression de ce que je ressens, tout en prenant ma défense. La suite? Forcément, ça dépend de la personne en face, et ce n’est pas tellement important, puisque j’ai pu dire mon sentiment. Je suis en colère, donc pas en état de négocier dans l’immédiat. Ce que je veux, c’est que l’autre sache que je suis fâchée.

Et puissante
Si l’indignation est souvent à l’origine des grands mouvements qui font bouger les choses à l’échelle mondiale, c’est parce que c’est un formidable catalyseur, au même titre que l’amour. J’ai compris de l’autre jour qu’être une personne apaisée ne signifie pas ne vivre que dans l’harmonie, ni exprimer son désaccord de manière adulte et réfléchie en permanence. C’est aussi être capable de chevaucher des émotions plus fortes, tout en restant centrée. Même si ce qui sort est un peu décousu, ou bousculé.

Deux jours plus tard, je me sens encore portée par cette énergie positive, un mélange d’affirmation et de puissance. C’est comme taper du pied pour faire monter quelque chose de la Terre dans le corps, ou comme prendre une vague énorme (au niveau métaphorique, dans la vraie vie on verra pour le surf dans une prochaine réincarnation).

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