Pourquoi le malaise de Noël?


Les fêtes ramènent dans un cadre ancien, avec des rôles qui se sont construits bien avant les évolutions personnelles. À l’intérieur, une part sait qu’elle n’a plus envie d’endosser ce rôle, alors qu’une autre, par automatisme, s’y plie. Rien n’a encore eu lieu et pourtant le corps réagit déjà. Une crispation, un agacement, une agitation qui signale que la place proposée ne correspond plus. Ce n’est pas un problème de “fête”, mais la différence entre ce qui a évolué en soi et ce qui n’a pas évolué autour.



Reconnaître ce décalage permet de comprendre ce qui se passe, de donner un sens aux sensations, de cesser de penser qu’on “devrait” pouvoir se comporter autrement. Parfois, il n’y a rien à faire. Juste observer et peut-être le temps d’une soirée, faire avec.

Et puis, Noël est chargé de normes et d’attentes collectives. Les images véhiculées par les médias, voire les réseaux sociaux, créent des modèles implicites de ce qu’une “bonne fête” devrait être. Ajoute à ça la surconsommation, nourriture, boissons, cadeaux… A la fin d’une année déjà chargée, le trop s’ajoute au trop. Les interactions, les repas, les déplacements, les préparatifs s’enchaînent rapidement, laissant peu de temps pour digérer ou intégrer ce qui se passe.

Cette accumulation de stimulations, souvent concentrée sur quelques jours seulement, fatigue le mental et intensifie le malaise. Alors même que les fêtes imposent souvent de montrer certaines émotions: sourire, enthousiasme, gratitude, joie. Même quand les sentiments réels ne correspondent pas, la pression implicite de “bien paraître” crée une dissonance intérieure. On ne se sent pas mal à cause des autres, mais à cause de cette distance entre ce que l’on ressent et ce que l’on pense devoir montrer.
Souviens-toi que tu as toujours une marge de manoeuvre, tu peux décider de comment tu participes, et à quelle hauteur, proposer moins ou différent. Une partie est dans tes mains.

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