Voilà, j’entame un nouveau chapitre



En 2018, je quittais le monde de l’entreprise, si confortable et inconsistant, pour me mettre partiellement à mon compte. Prof de pilates et coach de vie. On m’avait pourtant prévenue que jamais au grand jamais je ne pourrais gagner ma croûte de cette manière. Et comme d’habitude, je n’avais rien écouté. Trois ans plus tard, je bazarde mon parachute en quittant le studio de pilates qui m’emploie, pour ouvrir mon propre lieu. En plein Covid. En pleine formation de massothérapie.


Je t’épargne le résumé et je t’embarque directement là où j’en suis actuellement:

J’ai plutôt pas mal peur, donc j’oscille entre l’inactivité totale, un truc proche de la mort cérébrale, et l’hyperactivité, un truc qui pourrait entraîner la mort cérébrale. Et tout le monde y va de son «Alooooooors, excitée?». Non. Tu serais excitée toi si à la fin du mois t’avais plus de salaire, plus droit au chômage, alors que tu viens d’investir toutes tes économies dans les premiers mois de loyer et les machines qui coûtent un bras? « Bon mais je ne m’inquiète pas pour toi, tu vas y arriver». Mais si bon sang, inquiète-toi un peu quand même, que je ne sois pas seule à sauter.
Bref, j’ai peur MAIS j’y vais quand même. J’ai acheté et monté les meubles, pris des rdv avec l’électricien, le sanitaire, le plâtrier, le menuisier… J’ai trouvé un outil de gestion de cours, pensé le site web, la communication. Commandé une table de massage, des reformer pour Pilates. Affronté les retards, les frustrations, les imbéciles. Un peu seule par moment, aidée à d’autres. Et même si cette peur est toujours là, même si je ne sais pas ce que ça va donner, je suis déjà heureuse de ce qui a été accompli, de ce que j’ai dû dépasser et de ce nouvel endroit qui reste à inventer, chaque jour, avec ceux qui l’habiteront.
C’est pour ça que je voulais un lieu à moi, pour apprendre de nouvelles choses, et créer un endroit qui soit une lumière pour ceux qui le fréquente. Qu’on y trouve ce dont on a besoin à ce moment-là. Un soin, du sport, une respiration, un massage, un contact avec soi, des rires, un instant suspendu.

La cour intérieure, c’est le lieu lui-même qui m’a soufflé son nom.

Je ne sais pas ce qui va se passer, je ne connais pas le résultat de tout ça, si je vais réussir à créer ce petit univers, si les collaboration seront fructueuses, si je dégagerais assez de ressources pour continuer d’autres rêves. Mais je sais que même si un scénario catastrophe devait arriver, ça ne changera pas ce que je suis profondément, qui je suis, et ça c’est très rassurant.

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