Je m’ennuie

J’aurais peut-être auparavant défini l’ennui comme une absence d’envie. J’ai réalisé dernièrement qu’il s’agit peut-être de l’inverse. Peut-être que l’ennui, en tous cas le mien, vient du fait d’avoir des envies profondes et de ne pas y répondre. Comme si, en ne répondant pas à ces envies, ou ces besoins, quelque chose refuse de mettre l’énergie ailleurs. Pas d’idées, pas d’énergie, pas de sens, ma vie pue merci Cécile Dormeau d’avoir illustré notre club.

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Attention, je ne te parle pas là de la contemplation, de la rêverie, de tous ces moments où je ne fais rien, ce qui reste essentiel pour moi, de l’ordre du ressourcement. Non, je te parle de ce que j’expérimente depuis quelques mois, et qui après s’être manifesté comme une légère insatisfaction, s’est mué en un ennui présent en continu, même si je fais quelque chose. Et comme je ne suis pas la seule en ce moment -ce qui a donné des conversations sympa cet été- je partage ce que j’en retiens.

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Cet ennui a quelque chose d’angoissant, qui prend l’âme. C’est une émotion à part entière, qui combine mollesse, paresse, immobilisme, qui colle, fatigue;c’est mitoyen à la tristesse, ça aurait pu être beau mais c’est trop gluant, et c’est extrêmement puissant. Et comme toutes les émotions, elle m’intéresse.
Si elle prend l’âme comme j’ai l’ai écrit plus haut, c’est probablement qu’une part de ma vie actuelle n’est pas alignée avec qui je suis vraiment aujourd’hui. Une part importante, vu la puissance de mon ennui.
Alors, oui ça n’a pas l’air compliqué d’arriver à ça, résumé en quelques lignes, mais c’est effectivement un résumé de ces 6 derniers mois de réflexion+de non-réflexion (laisser le temps aux choses de l’intérieur de remonter à la surface). En vrai, entre chaque déclics, c’était plutôt « heinnn, chais pas », et je n’arrivais pas à penser. Du tout. Ni à ressentir rien, nada. Alors de là à faire,…

Ok… et donc?
Et donc voilà ma conclusion, mais ce n’est que la mienne, elle n’est pas universelle:
Peut-être que je ressens cet ennui parce que je sais tout au fond de moi qu’autre chose est possible. AAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHH

Ok… et donc?
Je pourrais passer ma vie à chercher cette autre chose qui comblera le vide, manger-acheter-cummuler-me droguer-sortir-baiser-netflixer-apprendre à faire des napperons au crochet. N’importe quoi qui permette de vite mettre un couvercle sur ce mal-être et de ne plus me laisser happer le vide existentiel de ma vie en perte de sens. Comme disait Carl Jung: « Les gens feraient n’importe quoi, peu importe l’absurdité, afin d’éviter de faire face à leur propre âme ».

Ou alors, je peux essayer un autre chemin, pour peu qu’il ait l’air différent et praticable. En m’aidant de mes envies, bien sûr. Encore faut-il les connaître, mais il m’a suffit de fermer mes yeux et de demander à l’intérieur. Le réponse n’a pas tardé, la même depuis plus d’un an: « plus de vert et/ou de bleu » et en sous-titre « c’est pas possible d’être aussi bouchée ». Le subconscient se manifeste toujours par métaphore, à toi de traduire en actes ce qu’il te demande. Et si jamais, je suis coach…

Pour ma part, c’est plutôt un gros morceau, je dois abandonner le confort du connu et la sécurité d’un quotidien bien établi. Va falloir faire des efforts, c’est sûr. Franchement peanuts comparé au trou noir existentiel qui me guette si je choisi de ne pas bouger.

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