Ton corps te parle. Ecoute-le

La manière dont tu te tiens influe sur la perception que tu as de toi-même

Quand, il y a dix ans, j’ai relevé la tête, ouvert mes épaules, et respiré, je me suis sentie plus légère, plus connectée et plus sûre de moi.

Avant? Juste avant, j’avais traversé une période dure, et je m’étais affaissée. Dos rond, CjLUZEUVEAA4IZ9épaules et nuque penchées ; à force de contempler le sol, on perd de la hauteur, de l’ampleur. Je m’étais protégée, effaçant mon corps afin qu’on m’oublie aussi.

Et j’ai pris un premier cours de Pilates. Je ne me souviens plus bien la raison, mais ça reste pour moi un rappel quand j’hésite à essayer quelque chose de nouveau: Vas-y, essaie, les seuls risques sont soit de passer un moment ennuyant, soit de t’amuser. Au pire, ça changera ta vie. Bref, à ce cours, on a commencé debout et la prof m’a demandé de me tenir en posture droite, pieds écartés largeur des ischions, épaules placées et menton parallèle au sol. Comme si un fil me reliait au plafond. Et ça a changé ma vie.

Je te le partage

Toi qui me lis : Expire profondément. Inspire comme pour pousser tes côtes avec ton souffle. Expire et descends les omoplates. Ça donne de la place à ta nuque, de la largeur entre les omoplates. Il y a plus de place. Recommence, yeux fermés: une belle inspiration et expire tout l’air de tes poumons. Sens cet espace. Les épaules baissées, tu n’es plus dans la protection, tu t’ouvres. Physiquement et mentalement. Au monde.

Ça doit devenir pénible de me lire, et tu n’as pas besoin de me lire pour cet exercice. Connecte-toi avec ta respiration, concentre-toi dessus de manière volontaire, et note les changements.

Fais-le debout à présent. Et reviens devant ton écran quand tu as fini. Je suis là, je t’attends 🙂

Alors? As-tu senti tes épaules reprendre leur place, ton souffle dénouer quelques tensions, toute la place faite pour ta nuque? Sans doute tu as relevé le menton. Au quotidien, dans la rue, en marchant, ça change la position du regard. Alors il est probable qu’il te faudra t’ancrer un peu sur ses deux jambes, pour ne pas vaciller, sans ce regard vers le sol. S’ancrer, c’est aussi se relier, être dans l’instant.

Intéressant aussi de noter comme la conscience s’éveille peu à peu : Comment tu te tenais? Pourquoi, et comment c’est de te tenir autrement ? Possible aussi que cette nouvelle position, pourtant plus naturelle, soit un peu contraignante à tenir. Parce que c’est contre l’habitude, et qu’elle demande un effort. Faire autrement demande de construire d’autres chemins dans le cerveau conçu pour tracer puis suivre des autoroutes.

Voilà comment, simplement, tu peux prendre contact avec toi, t’approprier ta manière de te tenir, et laisser ta posture avoir une influence positive sur ton état intérieur. La manière dont tu te tiens a de toutes façons une influence sur la manière dont tu te sens, mais prendre ces 5 minutes, c’est faire un choix conscient. Il ne s’agit pas s’y astreindre toute la journée, commence déjà par ces 5 minutes.

Moi je dis à mes élèves: Tenez-vous comme si un fil vous reliait aux nuages. Puis à l’univers.

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